
« Site internet gratuit pour artisan » : la promesse revient partout, des publicités sur les réseaux aux démarchages téléphoniques. Le problème, c'est que la plupart de ces « gratuits » cachent une contrepartie que l'on découvre trop tard : une maquette jamais publiée, un engagement de plusieurs années ou un site dont vous ne possédez rien. Cet article passe en revue ce qui se cache derrière ces offres, puis détaille ce que contient réellement la nôtre, y compris ses limites.
Pourquoi tant d'offres « gratuites » ?
Personne ne travaille gratuitement, et une entreprise qui vous offre un site attend forcément quelque chose en retour. Ce n'est pas un scandale en soi : tout dépend de ce qui est attendu, et surtout de la clarté avec laquelle on vous le dit. Un « gratuit » honnête vous explique son calcul avant que vous ne donniez la moindre information. Un « gratuit » douteux garde le calcul pour lui et compte sur votre signature rapide.
Chez certains acteurs du marché, le site à 0 € sert de produit d'appel pour un abonnement cher, parfois assorti d'un engagement de 24, 36 ou 48 mois. Chez d'autres, le gratuit n'existe tout simplement pas : c'est une maquette, un prétexte pour obtenir un rendez-vous commercial.
Les quatre pièges classiques du site « gratuit »
1. La maquette jamais publiée
C'est le piège le plus répandu. On vous « offre » un site, mais ce que vous recevez est un aperçu : la mise en ligne, elle, est conditionnée à la souscription d'une formule payante. Tant que vous ne payez pas, votre site n'existe pas. Le mot « offert » ne décrivait donc pas un site, mais un argumentaire de vente.
2. La page générée automatiquement
Un logiciel aspire les données publiques de votre entreprise (nom, adresse, code d'activité) et produit une page identique à des milliers d'autres. Aucun humain n'a lu votre métier, vos prestations ou votre zone d'intervention. Le résultat existe, certes, mais il ressemble à un annuaire, pas à une vitrine. Un client qui la visite n'apprend rien sur vous.
3. Le gratuit sous conditions
Troisième variante : le 0 € conditionné. Il faut monter un dossier de financement, signer un mandat, parrainer d'autres entreprises ou accepter un abonnement « annexe » qui, lui, est payant. Le site ne coûte rien, mais y accéder coûte du temps, des démarches et parfois un engagement contractuel dont la sortie est compliquée.
4. Le gratuit dont vous ne possédez rien
Dernier piège, le plus coûteux à long terme : le nom de domaine est enregistré au nom du prestataire, pas au vôtre. Le jour où vous voulez partir, l'adresse que vos clients connaissent part avec lui. Nous avons consacré un article entier à ce sujet : pourquoi votre domaine doit être à votre nom, tant il est décisif au moment de choisir un prestataire.

Ce que contient notre site offert (et ce qu'il ne contient pas)
Notre offre « La Vitrine » est un site d'une page, créé sur mesure et réellement publié en ligne, gratuitement et sans limite de durée. Concrètement, elle comprend :
- Une page vitrine publiée : une vraie adresse que vos clients peuvent visiter, pas une maquette de démonstration.
- Un contenu rédigé sur mesure à partir de vos informations : métier, commune, prestations, photos.
- Téléphone cliquable, adresse et horaires : un client sur mobile vous appelle en un geste.
- Des mentions légales complètes : SIRET, forme juridique, assurance décennale si vous êtes dans le bâtiment.
- Un site rapide et sécurisé : HTTPS, affichage adapté au mobile.
Et voici ce qu'il ne contient pas, dit tout aussi clairement. Le site gratuit n'est pas indexé dans les résultats de recherche Google : il est consultable par toute personne qui a son adresse, ce qui est exactement ce qu'il faut quand on vous recommande, mais il n'ira pas chercher de nouveaux clients tout seul. Il vit sur un sous-domaine de notre agence, pas sur un domaine à votre nom. Enfin, il porte un petit badge « Site offert par RescueWeb ». L'indexation Google, le domaine .fr à votre nom et le formulaire de devis font partie des formules payantes, à partir de 19,90 € HT par mois.
Notre calcul est simple, et nous l'assumons publiquement : ce site offert est notre meilleure publicité. Nous préférons montrer notre travail plutôt que de le promettre. Si la page vous plaît et que vous voulez être trouvé sur Google, vous passerez peut-être à une formule payante. Si elle vous suffit, vous la gardez, gratuitement.
Pour qui ce site offert est-il fait ?
Pour les indépendants, TPE et artisans dont les clients arrivent par le bouche-à-oreille : plombier, électricien, coiffeuse, paysagiste, ostéopathe, consultant. Si l'on vous recommande et que vos futurs clients tapent votre nom sur internet avant d'appeler, cette page leur donne ce qu'ils cherchent : qui vous êtes, ce que vous faites, où vous intervenez et comment vous joindre. Ce réflexe de vérification, nous l'avons détaillé dans notre article sur pourquoi le bouche-à-oreille seul ne suffit plus. Le détail complet de l'offre est sur la page site offert.
À l'inverse, si votre priorité immédiate est d'apparaître dans les recherches Google de votre commune, le gratuit ne suffira pas : c'est le travail des formules payantes, et aucune offre sérieuse ne peut d'ailleurs vous garantir une position précise dans les résultats.
Les cinq questions à poser avant d'accepter un site « gratuit »
Quelle que soit l'offre, la grille de lecture tient en cinq questions. Les réponses doivent être écrites, pas orales :
- Le site sera-t-il réellement publié en ligne sans que je paie ?
- Le contenu est-il rédigé pour mon entreprise, ou généré automatiquement ?
- Y a-t-il une contrepartie : engagement, abonnement annexe, dossier à monter ?
- Le nom de domaine est-il enregistré à mon nom ?
- Que se passe-t-il si je veux arrêter ou changer de prestataire ?
Un prestataire sérieux répond aux cinq sans se froisser. Nous avons conçu notre offre pour pouvoir répondre à chacune, noir sur blanc, et c'est précisément ce que cette transparence doit vous permettre : comparer, puis décider en connaissance de cause.
Un article de l'équipe RescueWeb, agence portée par Fabien Arel.